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Vivre avec ses émotions et celles des autres

  • Photo du rédacteur: Actnbe
    Actnbe
  • 25 avr. 2019
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : 10 déc. 2019


Vous est-il arrivé de vous retrouver piégé dans vos propres travers, lors d'une dispute avec un proche ou un collègue, incapable de faire le premier pas pour céder sur un élément de désaccord, et avancer vers un consensus ?

Je dis souvent à mes enfants lorsqu'ils se disputent et me sollicitent dans le rôle du juge devant donner sa sentence, qu'ils ne quitteront la pièce que lorsqu'un accord aura été trouvé entre eux et personne d'autre. Trouver un consensus est en soi un vrai défi pour les enfants qui n'ont en tête que sortir vainqueur de cette histoire et crier tout haut cette phrase tellement célèbre et que tous les parents doivent connaître "c'est lui (elle) qui a commencé !"

Les adultes n'ont rien à envier au monde de leurs chers bambins. Ils n'ont qu'à observer ce qui se passe dans la relation qu'ils entretiennent avec leur entourage ou sur leur lieu de travail. Que de fois, on peut entendre autour de nous "après tout, c'est lui (elle) qui a commencé avec ce comportement, je n'ai pas à faire des efforts de mon coté. Il ne manquerait plus que j'aille m'excuser aussi..." Nous sommes persuadés que dans une relation, il y a toujours celui a fait quelque chose et celui qui en récolte les fruits, qu'ils soient bons à manger ou indigestes. Cependant, c'est l'erreur que font beaucoup de personnes.

Première clé : La circularité de la relation

Une relation n'est pas linéaire, mais plutôt circulaire. Autrement dit, lorsque vous dîtes ou faîtes quelque chose à quelqu'un, cette personne va à son tour dire et vous faire quelque chose, puis à votre tour, vous agissez en retour, et ainsi la boucle d'intéractions est lancée. C'est une série d'échanges qui sont intrinsèquement liés tels des wagons dans un train. Ici, la première action du fameux "C'est lui (elle) qui a commencé" n'est pas importante, puisque vous pouvez agir sur la relation peu importe le wagon dans lequel vous vous situez. En clair, vous pouvez changer le cours de la relation de votre propre initiative même si le lancement du problème ne vous est pas attribué. Le but n'est pas tant de tenir un coupable, comme le font si malicieusement les enfants, mais d'arriver à un accord, de régler un problème entre plusieurs personnes, d'avoir de bonnes relations au travail ou encore de mieux vivre avec ses émotions et celles des autres.

Deuxième clé : Peu importe votre "étiquette", agissez et l'action vous définira

Ce n'est pas pour rien que "Actnbe existe et s'appelle ainsi en abréviation de ACT and BE. Je pense avec ferveur que l'on n' "est" pas parce qu'on dit que l'on "est", mais on "est" parce qu'on décide d'agir comme on veut être !

Vous est-il déjà arrivé de faire partie de ceux qu'on a déjà taxé de "trop tétu", "trop sûr de lui/elle", "rigide" ou encore "incapable de se remettre en question". Je ne sais pas vous, mais, pour ma part, je trouve que être sûr de soi est grandement aidant et c'est ce qui fait de vous, quelqu'un de déterminé. Cette façon d'agir n'est peut-être pas approprié dans certaines situations. C'est pour cela qu'il faudrait penser à la circularité de la relation pour ajuster vos dire ou vos faire à un moment ou un autre.

A moins que vous soyez de ceux qu'on catalogue de "trop lâche", qui évite les problèmes et donc n'en parle pas ou ne veut pas les affronter, mais plutôt se défiler et ne pas aborder le sujet avec ses proches. Votre moitié vous reproche de ne rien dire lorsqu'il ou elle vous fait ses remontrances ? Vous ne savez pas comment vous exprimer lorsque ça chauffe ? Ne rien dire vous paraît une bonne méthode; au moins, vous ne prenez pas de risque sur le moment. Encore ici, ce n'est pas parce que l'on dit que vous est ainsi que vous ne pourrez pas adapter votre comportement en fonction de la situation.

Bref, en relation, on est vite "catalogué" par des adjectifs aussi nombreux que réducteurs. Dîtes-vous que si vous souhaitez faire bouger les choses, arriver à un accord, retrouver un équilibre dans votre relation personnelle ou professionnelle, vous pouvez agir de votre coté pour faire évoluer la relation.

Troisième clé : S'auto-éduquer en alphabétisation émotionnelle

Nous sommes probablement très nombreux sur cette terre à être de vrais "analphabètes" dans le domaine émotionnel. L'éducation fait de nous de très bons soldats, penseurs, chercheurs, forts en réflexion logique mais pauvres en apprentissage émotionnel et relationnel. C'est en train de changer un peu aujourd'hui pour les nouvelles générations avec la démocratisation de la communication non violente et des nouvelles méthodologies d'apprentissage à l'école.

Rien n'est gravé dans le marbre, et l'alphabétisation émotionnelle peut tout à fait s'apprendre. Un peu de patience, d'ouverture à soi et aux autres ainsi que la volonté de changer sont autant de critères nécessaires pour réussir ce challenge.

Devenir un as de l'intelligence émotionnelle demande à acquérir certaines aptitudes essentielles. Tout d'abord, la clé de l'alphabétisation émotionnelle est sans aucun doute la connaissance de soi, et la reconnaissance de ses émotions. Celui qui n'est pas capable de savoir ce qu'il ressent, ne pourra pas prendre les bonnes décisions dans sa vie et entamer les actions qu'il désire réellement.

Avoir conscience de ses émotions est une chose, savoir les adapter en fonction de la situation est une autre paire de manches. Celui qui possède cette faculté parviendra à surmonter les plus grandes difficultés. A contrario, celui qui n'en est pas capable, restera en lutte constante avec les émotions et pensées négatives qui le traversent. Plus on lutte pour se débarrasser de ses émotions négatives (angoisse, colère, peur, stress,...), plus on les renforce.

Savoir contrôler ses émotions pour pouvoir se maîtriser et remettre à plus tard la satisfaction de ses désirs est une preuve de grand accomplissement. Autre compétence clé de l'alphabétisation émotionnelle est d'avoir conscience des émotions des autres, à travers l'identification de leurs besoins et de leurs désirs. C'est ce qui s'appelle avoir de l'empathie !

Enfin, savoir gérer les émotions des autres et entretenir un bon relationnel avec son entourage proche ou lointain, et le garder au fil des années, est une aptitude importante pour mener une vie harmonieuse.

L'intelligence émotionnelle est aussi importante que l'intelligence intellectuelle car que ce soit dans la vie personnelle ou professionnelle, les relations humaines sont omniprésentes. Etre compétent dans son métier ou être très bon à l'école est important, mais à un moment ou un autre, vous serez confronté aux jeux interactionnels avec ceux qui vous entourent. Etre conscient de ses propres émotions, pouvoir les adapter et les maîtriser, savoir décoder les comportements et émotions des autres, puis maintenir un bon relationnel avec son entourage est primordial pour votre bonheur et votre accomplissement.

Chez Actnbe, nous accompagnons tous les jours des hommes et des femmes avec succès, à concrétiser leurs projets d'évolution professionnelle, à ne plus être spectateurs de leurs quotidiens mais à devenir acteurs de leur vie en général. Nous sommes persuadés que chacun possède les qualités et compétences qui lui permettront d'atteindre ses objectifs, d'être qui il veut être, de réaliser ce en quoi il croit.

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